© photo fournie par Reeverse systems – La solution MMS de Reeverse systems équipe les usines du fabricant français de fenêtres, volets, portes d’entrée, portails et portes de garage Atlantem.
Cinq ans après sa création, Reeverse systems vient d’implanter une agence à Lyon. Un choix qui ne doit rien au hasard pour la deeptech nantaise qui a développé un logiciel d’optimisation de la consommation des métaux stratégiques à destination des fabricants de menuiserie industrielle et d’équipements du bâtiment.
“Notre implantation lyonnaise nous permet de déployer notre solution dans la première région industrielle de France et de nous ouvrir plus facilement aux marchés européens grâce à un positionnement géographique idéal”, affirme Sandrine Mollé, présidente-fondatrice de Reeverse systems.
Un seul ingénieur est aujourd’hui basé sur ce site, mais l’équipe devrait rapidement s’étoffer. “Un chargé d’affaires est en cours de recrutement. D’ici deux ans, le bureau lyonnais devrait compter une dizaine de collaborateurs, répartis entre le développement technique et le développement commercial”, précise Sandrine Mollé.
Et c’est au sein du bâtiment Materi’act à Villeurbanne que l’antenne a élu domicile. “Materi’act est un hub d’innovation dédié à l’économie circulaire porté par Forvia. En 2027, nous mènerons une étude de faisabilité sur d’éventuelles synergies à développer autour du secteur de l’automobile”, fait savoir la présidente.
Reeverse systems : une technologie pour gagner entre 5 % et 15 % de matière
Déjà utilisée dans 25 usines et plus de 100 centres de découpe en France, la technologie MMS (Material Management System) a conquis de grands acteurs du bâtiment, notamment de la menuiserie industrielle comme Atlantem, SIB, Rénoval, K-Line, le groupe Liebot, mais aussi le secteur de l’aéronautique avec Airbus.
“Notre solution optimise la consommation des matériaux comme l’aluminium, l’acier, le titane, le PVC, les composites afin d’éviter les chutes de production et permet également de réemployer les chutes. Notre leitmotiv est que la meilleure chute est celle qu’on ne fait pas, la seconde meilleure chute est celle qui a un avenir”, détaille Sandrine Mollé.
Le gain de matière atteint entre 5 % et 15 % et le taux de réemploi des chutes grimpe à 80 %. “Plus de 100 tonnes d’aluminium ont été économisées grâce à notre technologie, ce qui représente 500 tonnes de CO2 évités”, ajoute la présidente.
Un objectif d’une centaine d’usines équipées d’ici deux ans pour Reeverse systems
Portée par les préoccupations environnementales des industriels, la croissance de Reeverse systems est également soutenue par le contexte géopolitique qui génère une augmentation du coût des matières premières et incite à économiser ces matières premières. D’ici deux ans, la deeptech vise une centaine d’usines équipées.
Si Reeverse systems souhaite faire ses preuves en adressant en priorité le marché français, elle prépare aussi son ouverture à l’international. “Notre développement à l’export repose sur nos clients qui ont des implantations à l’étranger ainsi que sur des actions ciblées sur les marchés polonais, allemand et scandinave”, indique Sandrine Mollé.
Sur son exercice 2026, Reeverse systems devrait réaliser 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires et table sur 3 millions d’euros et la rentabilité en 2027.


