Caméras anti-noyade, bouée volante… À la plage, la tech sauve des vies cet été

Avec 236.000 noyades par an, ce phénomène représente la troisième cause de décès accidentel. Alors que les maîtres-nageurs sauveteurs font face à une pénurie chronique avec 5.000 postes vacants en France, la technologie s’invite sur les plages et dans les piscines pour assister les secouristes et éviter les drames.

Les sauveteurs humains pourraient bientôt être “augmentés” par des outils numériques de pointe. C’est notamment le cas de Sightbit, un système de caméras intelligentes dopées à l’intelligence artificielle. Cet œil numérique vient compléter la vigilance humaine en analysant tous les baigneurs en même temps sur une vaste zone, une tâche impossible pour un seul être humain.

Ces algorithmes sont capables de détecter une ou plusieurs personnes en situation de détresse. Repérer si un enfant s’approche d’une zone dangereuse, notamment là où se trouvent des courants. Et alerter instantanément le sauveteur sur l’écran d’une tablette pour permettre une intervention immédiate, là où chaque seconde compte.

Le dispositif présente l’avantage majeur de fonctionner 24h/24 et de couvrir une zone huit fois plus importante que le regard humain. Pour les piscines, des technologies similaires nommées Lifeguard AI ou Angeleyes s’installent au bord des bassins ainsi que sous l’eau. Ces IA détectent les signes de détresse ou les mouvements caractéristiques d’un enfant qui coule.

Des drones ultra-rapides et des bouées télécommandées

Détecter le danger est une première étape, mais la technologie intervient également lors de la phase de sauvetage. Testés depuis quelques années, y compris en France, des drones de sauvetage sont capables d’acheminer et de larguer une bouée en quelques secondes seulement.

Une autre innovation franchit un cap supplémentaire: la bouée volante. Contrairement aux drones classiques qui larguent une bouée, ce système consiste en une bouée équipée de quatre hélices, directement télécommandable à distance jusqu’au nageur. Posée sur l’eau, elle permet à la victime de patienter calmement en attendant l’arrivée des secours humains. Une fois la mission terminée, un simple bouton permet au dispositif de revenir à son point de départ.

Propulsée à près de 50 km/h, cette bouée volante n’a pas vocation à remplacer les secouristes, un pilote humain reste obligatoire, mais sa rapidité permet de gagner de précieuses minutes cruciales.

Estelle Denis donne rendez-vous aux auditeurs de RMC et téléspectateurs de RMC Story pour son talk-show d’opinions et de débats. Toujours accompagnée de Fred Hermel, Emmanuelle Dancourt, Périco Legasse, Estelle Denis et sa bande s’invitent à la table des Français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. « Estelle Midi », c’est de l’actu, des débats, des coups de gueule, des coups de cœurs, des infos et un zapping des meilleurs moments entendus sur RMC. On n’arrête pas le progrès : Comment la tech peut sauver des vies à la plage ? – 13/07

Des drones autonomes pour repérer les requins en Australie

La vision par ordinateur s’exporte également à l’étranger pour faire face à d’autres risques. En Australie, pays qui enregistre entre 20 et 30 attaques de requins par an (bien qu’ils fassent infiniment moins de morts que les moustiques), les autorités déploient des drones détecteurs de requins.

Ces mini-hélicoptères survolent l’océan à proximité des plages. Leurs caméras, couplées à une intelligence artificielle, analysent les formes sous la surface pour distinguer un dauphin ou une baleine d’un grand requin blanc. Si un squale dangereux est identifié, l’appareil utilise un mégaphone intégré pour alerter directement les baigneurs et leur signaler qu’il est temps de regagner la plage.